<![CDATA[Parfum de dissidence...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/ fr over-blog.com RDF 1.0 Generator admin@over-blog.com 2007-05-08T14:22:58Z <![CDATA[17 mai 2008 : opération anti néons dans les rues de Lille]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-19668331.html fr 2008-05-18T18:55:19Z <![CDATA[15 mai : nouvelle étape de la longue marche des mécontents]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-19550368.html fr 2008-05-14T21:20:59Z <![CDATA[18 heures de garde-à-vue pour quelques tags !]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-19363083.html "On n'est plus à l'abri de rien" diraient de vieilles dames effrayées par l'évolution de la société dans laquelle nous vivons. En effet, je me suis rendu compte hier que nous ne sommes plus à l'abri de l'arbitraire sécuritaire, de l'état d'absurdité dans lequel est tombée la justice française et son avatar policier. Nos prisons sont bondées et font l'objet d'innombrables critiques, mais les sanctions continuent de s'alourdir, justifiant la politique du chiffre actuelle qui consiste à faire fléchir des courbes statistiques pour mieux mentir à l'opinion sur les réalités sociales de notre monde. On veut que les gens votent pour nous, alors il suffit de radier les chômeurs des listes pour prétendre que le chômage baisse. On veut pouvoir prétendre qu'on a fait baisser la délinquance et que l'efficacité de la police s'est améliorée grâce à nous, alors il suffit de doubler les effectifs policiers et punir plus qu'on ne prévient, multiplier les procès verbaux pour des délits mineurs en leur accolant des motifs grandiloquants du type "dégradation en réunion", "mise en danger de la vie d'autrui", "association de malfaiteurs", "trouble à l'ordre public"... Les contrôles d'identité au faciès ou les arrestations pour de faibles motifs se font plus fréquentes. De ce fait, la garde à vue devient une sanction en soi, où l'on se voit privé de liberté durant 24 heures - renouvelables - pour un vol de chaussettes ou un tag sur un mur. Ces 24 heures sont un moyen de mettre à l'épreuve la personne, de la placer dans des conditions dégradantes afin de l'amener à une rédemption feinte et forcée par l'attitude oppressante et virilistes des agents de police. Les policiers ne manquent pas à cette occasion de te rabaisser, se moquant de ton état, de ton statut social, des études que tu suis ou de tes engagements, t'amenant à te considérer comme un moins que rien, comme un égaré. Les rapports sociaux sont alors inversés : le jeune qui suit des études supérieures ou qui est engagé politiquement, est qualifié d'ignorant par celui qui s'est abstenu de parvenir à ce niveau en choisissant plutot l'asservissement. Le travailleur pauvre est qualifié de fainéant par celui qui bénéficie de la sécurité de l'emploi et fait de la répression son seul ouvrage, sous couvert de "sécurité". Je ne me cacherai, ni ne ferai preuve de rédemption à l'égard de ce qui m'a amené en garde-à-vue. Si il se peut que j'hésite voire craigne de le refaire, je n'irai cependant pas jusqu'à dire que je l'ai fait en non connaissance de cause ou parce que je suis sous l'emprise d'une manipulation politique que mes capacités intellectuelles ne me permettraient pas de maîtriser. Non, je l'ai fait parce que j'estimais que ce devait être fait et soutiendrai toute personne amenée à faire de même. Les murs et espaces de nos villes sont devenus des espaces privatifs réservés à la seule pensée unique, au matraquage publicitaire et à la propagande d'Etat. Le matérialisme de notre système s'est vu conforté par des lois qui protègent davantage les choses matérielles que les personnes, refusant toute expression d'opinion non autorisées explicitement par décret ou strictement constitutionnelles. Peindre sur un mur que "mon cauchemar, c'est le libéralisme", parce que le dire de façon réellement radicale est impossible dans les cadres légaux (partis, associations, syndicats, qui ont perdu leur pouvoir d'infléchir la réalité), c'est s'exposer à une journée (ou plus) de garde-à-vue, subir un fichage génétique et biométrique en règle et l'intolérance malpolie des agents de police. Alors oui, on a porté atteinte à la règle d'or du capitalisme libéral, qui consiste à donner la personnalité juridique à des choses. Oui, on a gribouillé des slogans sur des murs de béton qui semblent avoir plus de valeur que nos opinions. Oui, on a commis une "dégradation volontaire" que d'autres seraient prompts à qualifier de "terrorisme intellectuel" sous prétexte que nous n'avons pas reçu l'autorisation du préfet pour m'exprimer. Et alors quoi ? Est-ce vraiment si grave de faire un graffiti sur les pilliers du périphérique et les barrières d'un chantier ? Oui, actuellement c'est de l'ordre du délit : 24 heures de Gardav et condamnation à venir ! Est-ce qu'il faut donc l'autorisation du préfet pour exprimer des idées contraires à la constitution ? Oui, pour toute création d'association ou toute manifestation il faut déposer une demande en préfecture. "Tu veux manifester ? Alors demande au préfet où tu pourras marcher avec tes panneaux !" Donc voila, on a passé 18 heures en gardav avec des délinquants mineurs, pour avoir sali un mur de béton. Avec nous, quatre personnes prises en état d'ébriété sur la voie publique, deux personnes prises pour un vol supposé d'écran LCD, un voleur de pantalon et un vol à l'étalage. Enfermés vers 2 heures du matin dans le plus grand et neuf commissariat d'Europe, on a été collés dans un de leurs réfrigérateurs, derrière des vitres blindées, sous l'oeil silencieux des caméras, éclairés toute la nuit par des néons et couchés à même le béton, dans la crasse des précédents occupants. Sur les vitres, les restes non nettoyés d'un jet de repas. Par terre dans le coin, un gros mélange de crachats et de morve. A l'autre bout du quartier cellulaire, un taré qui frappait contre les vitres en hurlant sans interruption de 7 à 17 heures, et au bout de notre couloir une cellule avec des sans-papiers. Le bruits incessant des loquets de portes ouverts et refermés par les agents de la PAF finissaient par taper dans le crâne. Nous-mêmes devions cogner frénétiquement contre les vitres pour que les policiers daignent nous amener aux toilettes turques. Changement de cellule vers 13 heures lorsqu'un mec de ma cellule s'oublie sur le sol. Les gardiens n'ont pas souhaité réagir à temps, alors le type a dû nettoyer sa crotte avec un rouleau de papier et sans eau. Ils ont ensuite attendu 20 minutes pour l'amener se laver et le changer de cellule. Le midi, l'attente devient déjà difficile et les gardiens disparaissent jusqu'à 15 heures. C'est en début d'après-midi que l'attente se fait insupportable. Ceux qui ont demandé un avocat ne l'ont toujours pas vus. Le médecin ne vient pas non plus. Le parquet du procureur ne répond pas. La possibilité de joindre un proche n'est pas respectée : les officiers se contentent de prendre un numéro et l'appelent une fois. S'il n'y a pas de réponse, ils n'insistent pas. Et impossible de laisser un message personnel. Dans la cellule, les plus nerveux s'énervent, et au delà de 17 heures, certains sont au bord des larmes. Personne ne comprend vraiment pourquoi son affaire justifie cette interminable détention. D'ailleurs ce n'est pas compréhensible, il suffirait de quatre heures pour prendre les dépositions et formuler un procès verbal. Au final, ils convoqueront de toute façon ultérieurement pour toute condamnation, alors pourquoi laisser les gens pourrir 24 heures dans une geole ? La réaction des autorités face à la petite délinquence est totalement disproportionnée et inefficace. Son attitude face à la contestation est quant à elle tristement fascisante... ]]> fr 2008-05-07T17:41:10Z <![CDATA[Carlson Wagonlit répond...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-19274653.html fr 2008-05-04T10:28:22Z <![CDATA[Réponse de la SNCF sur l'augmentation de ses tarifs...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-18874363.html J'avais écrit en novembre dernier à la présidente de la SNCF Anne Marie Idrac pour lui signifier mon incompréhension vis-à-vis de l'augmentation des tarifs de train. J'avais publié cette lettre sur Indymedia et sur mon site : http://www.dissidence-nordiste.org/article-14225572.html J'ai obtenu le 21 décembre une réponse de la part de la SNCF que je voudrais vous transmettre ci-après :                                                                                                                                      M. "CRIXUS NADA"                                                                                                                                      ADRESSE Le : 21/12/2007 N/Réf : BLE648-0002 Monsieur, Par votre lettre du 30 novembre 2007, adressée à Madame Anne Marie Idrac qui m'a chargé de vous répondre, vous faites part de vos interrogations à propos du mode de tarification appliqué sur certaines relations. Vous ne retrouvez pas de logique par réduction ou par distance, méthode qui vous semblait généralement appliquée jusqu'à présent. Vous demandez des explications. Je vous remercie de l'intérêt que vous portez à l'entreprise et j'ai le plaisir de porter à votre connaissance les informations suivantes. A l'origine, et pendant longtemps, la tarification a été basée sur la longueur du parcours réalisé et fonction du taux des réductions présentées par les clients. Progressivement, la concurrence (en France et en Europe) de l'avion d'un part, de la route d'autre part s'est faite plus agressive et la SNCF a été amenée à prendre des décisions nécessaires à la sauvegarde de sa clientèle, et à son développement. La construction des lignes à grande vitesse, dont le tracé est plus rectiligne donc plus court, ne pouvait entrer dans une logique de vente au kilomètre, alors que dans le même temps, le matériel TGV de dernières générations offrait des performances de vitesse et de sécurité inégalées et que le confort et les services y étaient développés. Elle a intégré dans ses prix, de façon modérée, ces différentes améliorations ainsi que l'exploitation de nombreuses innovations technologiques. Par la suite, le marché est entré dans une dynamique de prix cassés dans le domaine de l'aérien (low coast)  à laquelle, la SNCF se devait d'être attentive. C'est ainsi qu'a commencé la logique de prix de marché et la proposition de tarifs Prem's en prix d'appel et Offre Dernière Minute sur un réseau de distribution  économique : Internet. L'intérêt est ainsi partagé entre l'entreprise qui diminue ses coûts et les clients qui profitent de réductions attractives. Dans sa démarche globale, la SNCF n'oublie jamais de consulter les associations de consommateurs afin que l'intérêt du client reste au centre de ses réflexions. J'espère vous avoir apporté toute l'information utile et vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de mes salutations distinguées. Raymond BONIN Chargé de Relations Clientèle La SNCF avoue donc qu'elle se soumet à la logique "agressive" du marché afin de "sauvegarder sa clientèle". Elle nous assure de ses bons sentiments, alors qu'en réalité l'entreprise place l'innovation, la vitesse, la sécurité et la concurrence au dessus des préoccupations des usagers. On ne cesse de nous parler de "pouvoir d'achat" et d'écologie, mais pour les entreprises le soucis premier reste d'être toujours plus concurrencielles. Comme le gouvernement, les grandes entreprises pensent acheter la crédulité des gens en leur offrant des réductions, des "primes" et autres compensations pour leur faire oublier leurs difficiles fins de mois. Si l'amélioration des services de la SNCF consiste à mettre en place des innovations inutiles telles que l'absurde "espace pro" qui vient de naitre dans les trains, résurgence à demie cachée de l'ancien système de classes, alors je pense que beaucoup d'usagers seront d'accord avec moi pour dire qu'il y en a assez de ce gigantesque foutage de gueule. La SNCF voudrait se faire passer pour victime de la concurrence, mais ses publicités en faveur du nouvel espace pro laissent entendre qu'elle fait tout pour chouchouter les cadres : "Ici, la guerre économique fait rage, mais au moins elle le fait en silence" (sur l'espace pro : http://www.dissidence-nordiste.org/article-14076106.html). En attendant, je paye mon billet de train systématiquement 24,20€ au lieu de 18,50€ comme auparavant. A ce tarif, il vaut mieux ne pas aller voir sa famille plus d'une fois par mois... ]]> fr 2008-04-19T14:50:15Z <![CDATA[Voix du Nord - Carlson Wagonlit : un si beau partenariat !]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-18858698.html En voila une surprise agréable ! Je me promène dans les rues de Lille et je découvre cette petite vitrine qui ne paye pas de mine, située dans la rue des Ponts de Comines. La Voix du Nord s'associe avec Carlson Wagonlit pour nous offrir de jolis voyages à l'autre bout du monde. Les affiches donnent envie : plus de 70 destinations à des prix plutôt peu prohibitifs. Mais allez chercher les affiches qui ventent la Roumanie, le Mali ou la Côté d'Ivoire... Oui, car Carlson Wagonlit a un autre partenariat de choix, avec le Ministère de l'immigration et de l'identité nationale : "Pour gérer la logistique de ses éloignements, la PAF passe par Carlson Wagon-Lit, voyagiste privé, qui se charge de lui trouver des places sur des vols commerciaux en privilégiant les routings les plus logiques et les plus directs." (snrt-cgt-f3.org) "« Pour une soixantaine d'expulsés et environ quatre-vingt-dix policiers, le budget total dépasse les 150 000 euros », précise la direction de la police. Comme prévu par la Convention internationale de Chicago de 1943 - signée par tous les membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci) -, il appartient au voyagiste qui a amené le clandestin de payer pour son retour. Dans la pratique, l'État français est le premier à régler l'affrètement, dont la logistique est confiée à Carlson Wagonlit, agence de voyages franco-américaine sous contrat avec le gouvernement. Il suffit ensuite à la France de prouver que tel individu a été acheminé par telle compagnie aérienne pour lui envoyer la facture. La plupart des vols en provenance d'Afrique de l'Ouest sont assurés par Air France." (jeuneafrique.com) "Campagnes contre les entreprises qui collaborent à la machine à expulser : Air France, la SNCF, Accor qui louaient un étage de son hôtel Ibis de Roissy pour 1,6 millions de francs (240 000 euros) par mois, et qui a construit à travers sa société immobilière la zone Zapi 3, qui réserve à l'aide de Carlson Wagonlit des places pour les expulsés par trains." (oeil.electrique.free.fr) "Une cible, en France, pourrait être le groupe Accor, qui se fait énormément d'argent en réalisant rétentions et expulsions en partenariat avec l'état, et dont les marques sont : Académie Accor, Accor Tour, Atria, Carlson Wagonlit, Coralia, Courtepaille, CW Travel, Episodes, Etap, Formule 1, Hôtel Sofitel, Ibis, Mercure, Motel 6, Lenôtre Paris, Les jardins de Paris, Novotel, Pannonia Hotels, Parthenon Flat Service, Press Club de France, Red Roof Inns, Suitehotel, Thalassa, Wagons-Lits , les filiales : Frantour, Hôtels et Casino de Deauville S.A." (under.ch) Carlson Wagonlit est donc l'une de ces filiales d'Accor qui sous-traitent "l'éloignement des étrangers en situation irrégulière", permettant chaque année l'expulsion de milliers de personnes de notre territoire. Et la Voix du Nord, notre quotidien régional, collabore à cette politique inique de par son partenariat - tout a fait désintéressé n'en doutons pas - avec le laquais du gouvernement en la matière... Si vous souhaitez poser des questions tout a fait pertinentes à la firme en question, je vous propose de vous rendre à l'une de ses trois boutiques lilloises ou de leur écrire directement aux adresses suivantes : AGENCE TOURISME : 9 rue Faidherbe 59800 Lille Tél : 0 826 825 503* - Fax : 0 826 825 603* Responsable : Diane REBOUTIER Email : ag.ltlillefaidherbe@cwtfrance.com AGENCE TOURISME : 2 rue Georges Maertens 59800 Lille Tél : 0 826 825 502* - Fax : 0 826 825 602* Responsable : Catherine DEBRUYNE Email : lille.maertens@accor-agences.com PLATEAU AFFAIRES ENTREPRISES : 16 rue de la Vieille Comédie 59800 Lille Tél : 03 20 15 85 85 - Fax : 03 20 15 85 87 Responsable : Isabelle LAJARIGE Email : lille.comedie.affaires@accor-agences.com Et ici le site de ce beau partenariat : http://www.lavoixdunord-voyages.com/ Et comme interlocuteur à la Voix du Nord, vous trouverez Madame Anquetin à l'adresse suivante :http://www.groupelavoixdunord.com/vdn.phtml On en découvre tous les jours ! ]]> fr 2008-04-18T21:35:06Z <![CDATA[L'individualisme nous gagnera tous...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-18833047.html fr 2008-04-17T22:36:03Z <![CDATA[La flamme passe, les libertés trépassent...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-18584556.html [Lien vers RSF : cliquer sur l'image] La flamme n'a pas cessée d'être perturbée et c'est une bonne chose. On pourra reservir autant que possible l'argument qu'il ne faut pas mélanger la politique et les jeux, cela ne sera jamais un argument valable devant la souffrance des peuples tibétain et chinois. On ne va pas faire du sport dans un pays qui viole les droits humains ! Ce que beaucoup ne comprennent pas, c'est que le sport est justement le bon moyen pour les politiques de faire taire la colère du peuple, pour la canaliser vers les tribunes des grands stades où toutes les familiarités, le nationalisme et l'agressivité de l'humain peuvent s'exprimer sans gêner le pouvoir. "Pane et circensem" (du pain et des jeux) disaient les romains. C'est un adage qui a toujours autant de force dans le monde libéral d'aujourd'hui. Et cela justifie tout ! La Chine est connue pour son mépris des droits élémentaires. Le gouvernement chinois mélange aujourd'hui les anciens préceptes communistes avec un capitalisme sauvage et ferme les yeux et les oreilles face aux contestations. Quand elle ne torture pas impunément les membres du Falun Gong, une secte puissante et pacifiste qui descend régulièrement dans la rue pour se faire entendre, elle réduit au silence les dissidents en les envoyant au Lao Gai, des camps de rééducation par le travail (goulags). De nombreuses révoltent secouent régulièrement les campagnes, mais elles sont réprimées aussi durement que tout ce qui pourrait ternir l'image du pouvoir central. Le web est contrôlé, muselé, tout comme la presse et les médias. Sur les moteurs de recherche, on ne trouve pas d'informations concernant le massacre de la place Tienanmen en 1989 : le Parti Communiste écrit l'histoire de la Chine comme Staline écrivait celle de la Russie en son temps, en supprimant les événements gênants. Et quand certains dissidents s'expriment, ils sont très vite arrêtés, notamment avec l'aide des moteurs de recherche : Google ou Yahoo ! n'hésitent pas à communiquer les infos personnelles des cyberdissidents aux autorités chinoises. Sur ce sujet, lire cet article récent qui pointe les contradictions des firmes du web :  http://www.generation-nt.com/yahoo-chine-cyberdissident-fonds-aide-actualite-72151.html C'est sans parler des droits des travailleurs, de l'exploitation du peuple dans les usines de fabrication industrielle pour l'occident. C'est aussi sans parler des projets de constructions pharaoniques comme le barage des Trois Gorges, éléphants blancs qui exigent l'expropriation de milliers de familles, la destruction de régions entières et de leurs écosystèmes... Et il y a le Tibet... La Chine communiste a mis les pieds aux Tibet en 1950, prétextant la lutte pour la démocratie et contre le féodalisme, écrasant de ses bottes un peuple millénaire et ses croyances, mettant à genoux ses moines, bafouant les libertés au prix du sang. Nous avons les récits, nous avons les images, nous avons les rapports accablants des associations pour les droits de l'homme, nous avons ce qu'il faut pour contrer la propagande chinoise qui prétend qu'on est tous aveuglés par les mensonges de nos médias officiels. La vérité triomphe toujours de la propagande... Le débat est vif en Europe : faut-il ou non boycotter les jeux ? Alors qu'on parle du boycott, on ne parle pas de ce qu'il se passe en Chine véritablement, alors qu'il faudrait en profiter pour montrer les images de ce que la Chine cache à son peuple. Comme lors des jeux de Moscou, le boycott se justifie, parce que les JO sont devenus un événement politique, un source de profits inconsidérables pour les Etats, dont ne bénéficiera pas le peuple chinois. Les JO, c'est l'opération de marketing des gouvernements, c'est l'occasion de redorer le blason du nationalisme, d'exacerber le patriotisme du peuple. Alors oui, boycotter les jeux c'est une bonne façon de dire à la Chine que son hégémonie méprisante des droits humains ne mérite pas qu'on la laisse organiser les Jeux Olympiques. Il faut cesser de courtiser les dictatures ! La Chine censure les libertés, censurons la Chine ! La flamme olympique perturbée à Paris - 7 avril 2008 envoyé par Eunous ]]> fr 2008-04-09T12:33:55Z <![CDATA[Un cas de sans-papiers : Micha et sa famille...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-18231970.html Micha est né le 2 février 1989 à Etchmiadzine dans la province arménienne d'Armavir. Les onze premières années de sa vie, il les a vécu dans le village de Tjrarat où ses parents, éleveurs, étaient installés avec toute leur famille. De confession Yézide, lui et sa famille faisaient partie des 40.700 membres de la diaspora yézide présents en Arménie. Les yézides forment une communauté religieuse millénaire non chrétienne et non musulmane, parlant une variante de la langue kurde, le kurmancî. La religion yézide adore Melek Ta'us, incarnation du soleil, représentée par un paon et à l'origine de toute vie. Le terme "yézide" vient probablement du mot persan "ized" qui signifie "ange" ou "être suprême". Le yézidisme proviendrait des anciennes croyances zoroastriennes, qui honorent le feu et reposent sur la dualité du Bien et du Mal qui s'incarne dans la lutte finale entre Gog et Magog (fin du monde). Pour les yézides, "Dieu et Melek Ta'us se partagent les deux tâches primordiales : le premier est le créateur du monde, le second son préservateur, le garant de son harmonie. L’un représente le principe central et passif, l’autre le principe actif". Dieu est appelé Khuda et procède à la transmigration des âmes, c'est à dire à la réincarnation. Les traditions religieuses des Yézidis leur interdisent le mariage avec les étrangers et les représentants du clergé avancent un dogme catégorique selon lequel "l'on ne devient pas Yézidis mais on le naît". C'est au VIIème siècle que prend racine la diaspora yézide, lorsque l'islam s'impose en Mésopotamie (Irak actuel) et oblige les païens à se convertir ou à s'exiler. Les yézides sont ceux qui choisissent de s'exiler pour garder leur foi, tandis que les autres se convertissent à l'islam. L'assassinat de Hussein, fils d'Ali et descendant du prophète, et de sa troupe à Karbala par Yazid ben Moawya en 680 est à l'origine du schisme entre islam chiite et islam sunnite, séparation qui se répercute parmi les yézides convertis : les convertis à l'islam sunnite sont les kurdes. Au même titre que les yézides, les kurdes feront l'objet de persécutions par l'islam chiite et seront obligés de s'exiler vers le nord pour fuir les fatwas. Une partie des exilés s'installe à proximité de Mossoul dans la vallée de Lalish où se trouve le sanctuaire établi par le cheikh Adi (1073 - 1162), l'une des figures majeures du yézidisme, qui adapta les croyances yézides à l'islam. Le yézidisme est en effet une religion qui ne connait pas de dogme strict et s'adapte aux conditions de temps et de lieu... L'autre partie des exilés s'installe dans le Caucase, en Arménie ou en Géorgie actuelle. Dans l'Arménie actuelle où la religion officielle est le christianisme, les yézides subissent jusqu'à nos jours de sérieuses persécutions de la part de leurs voisins. Ils y font l'objet de pillages, de confiscations et d'agressions régulières. Dans son village de Tjrarat, la famille de Micha et le membres de sa communauté ne fait pas exception à la règle. Des hommes viennent régulièrement leur confisquer du bétail et les menacer. Les pressions sont quotidiennes et Micha se souvient d'avoir subit des brimades de la part de ses camarades de classe. En 2000, les parents de Micha refusent de se voir confisquer à nouveau une partie de leurs moutons et s'opposent à leurs détracteurs. La réponse ne se fait pas attendre : quatre hommes cagoulés et armés, visiblement militaires, font irruption chez eux un matin et tuent l'oncle de Micha au couteau avant de s'en prendre à son père. Sa mère reçoit un coup de hache dans l'avant-bras en essayant de s'interposer. Les agresseurs quittent alors leur domicile, menaçant de revenir les tuer. La famille de Micha n'attendra pas leur retour. Après avoir porté plainte auprès des autorités et voyant que personne ne veut enquêter sur le meurtre de son oncle et leur agression, sa tante se réfugie dans une autre ville, tandis que les parents de Micha et leur trois enfants décident de quitter le pays. Tout est vendu et la famille fuit vers la Russie en bus à travers la Géorgie. Le voyage dure trois jours... Ils vivront alors cinq années dans la ville de Samara, jusqu'en 2005. Le père de Micha est vendeur sur les marchés, tandis que lui, son frère et sa soeur, vont à l'école. Ils sont sans papiers. Et en Russie, tout pour eux fait l'objet de pots-de-vins : ils doivent payer la police pour pouvoir garder leur appartement et le droit de vendre sur le marché, doivent payer l'administration pour rester à l'école. Ils subissent le racisme quotidien des russes, qui n'acceptent pas leur présence et les insultent sur leur couleur de peau et leurs origines. A l'école Micha a quelques amis, mais tous font l'objet des mêmes brimades de la part des adolescents russes. Micha, son frère et sa soeur, ne resteront finalement que deux ans sur les cinq à l'école. Le père de Micha est pris à parti par des skinheads qui le menacent... En 2005, lorsque Poutine décrête de nouvelles lois à l'encontre des étrangers, limitant leur présence sur les marchés, et devant la persistance des intimidations, la famille de Micha choisit à nouveau l'exil avec l'aide d'un ami qui leur propose un moyen d'atteindre la France. C'est de façon clandestine et dans un camion qu'ils franchiront alors les frontières de l'espace Schengen par l'Ukraine jusqu'en Autriche, avec l'aide d'un passeur. Alors qu'ils s'apprêtent à quitter l'Autriche en bus pour la France, la police les arrête. Le père de Micha est placé en centre de rétention, tandis que sa mère et ses frère et soeur sont placés dans un "hotel criminel". Micha explique qu'il s'agit d'un hotel dont l'administration collabore avec la police et surveille leurs moindres allers et venues. Tandis qu'ils parviennent à s'enfuir, le père de Micha entame une grève de la faim de 10 jours pour obtenir sa libération, qu'il finit par obtenir. Il rejoint sa famille à Lille un mois après leur fugue de "l'hotel criminel"... Le 31 août 2005, ils déposent une demande d'asile qui leur est refusée sous prétexte que leur entrée sur le territoire s'est faite illégalement. Ils n'ont pour seuls papiers que leurs certificats de naissance. Durant 10 mois, ils appeleront chaque jour le 115 pour bénéficier d'un toit. Micha a 16 ans. Son frère et sa soeur, comme lui, sont scolarisés. Il est inscrit en CAP électricité au lycée en 2006, CAP qu'il obtient avant de s'inscrire en BEP. A ses 18 ans, un OQTF est envoyé à toute la famille. Il font une nouvelle démarche à l'OFPRA, qui rencontre un nouveau refus, prétextant cette fois-ci le "manque de conviction dans le récit des faits ayant amenés la famille à fuir son pays d'origine et la Russie". Ils font alors une demande de recours, qui est jugée le 10 mars 2008 à Paris. Le tribunal est constitué de trois magistrats sexagénaires et distants qui insistent sur les détails des persécutions subies. Dans la salle, un dizaine de personnes attend à son tour de se justifier sur les raisons de son exil... La décision concernant leur droit à rester ou  non sur le territoire a été donnée la semaine passée : REFUS ! ]]> fr 2008-04-05T21:20:06Z <![CDATA[La politique du pipeau et de la matraque...]]> http://www.dissidence-nordiste.org/article-18413586.html fr 2008-04-03T15:30:29Z