Depuis l’origine du mouvement étudiant, le président de Lille3 monsieur Dupas s’est montré non seulement hostile à notre mobilisation, mais a également agi à de nombreuses reprises pour contrevenir à notre liberté d’expression. Remettant en cause les décisions de nos AG, même alors qu’elles recevaient l’aval de 1000 personnes, il a communiqué de façon unilatérale et autocratique à travers l’accueil du site de l’université. Ses communiqués non argumentés et médisants à l’égard d’un mouvement qu’il n’a pas jugé utile de comprendre, n’ont jamais donné lieu à un droit de réponse et n’ont jamais cédé la place aux démentis exprimés par des comités d’enseignants ou de personnels. Bien au delà, le vote de ces derniers, approuvé en AG, n’ont jamais été autorisés dans les faits. Sa seule intervention en AG a fait l’objet d’un discours pauvre en arguments dont la seule rhétorique à été d’insulter les étudiants mobilisés de menteurs, avant qu’il ne quitte la salle sans écouter les contradictions que sa prise de parole pouvaient susciter. Lui qui prétend résoudre une situation qu’il juge anormale et remet en cause la démocratie dans nos AG, fait appel à des CRS pour violer l’espace de notre université qui ne devrait être réservé qu’à la diffusion du savoir et à l’expression libre des opinions. Il contrevient ainsi, au même titre que nos gouvernements, aux articles 19, 20 et 26 de la déclaration universelle des droits de l’homme, abuse de sa situation pour s’ériger en potentat et provoque de ce fait une "situation qui démoralise et désoriente l’ensemble de la communauté universitaire". Son intolérance et son incompréhension, son mépris pour l’expression libre et pour la souveraineté du vote font de lui un individu associé au chaos social qui nous touche tous. De ce fait, il est légitime de faire pression pour demander sa démission.
Au cours de l’intervention policière qui a commencé à 17h et s’est poursuivi dans tous le quartier Pont-de-Bois les heures suivantes, il y a eu des arrestations et des contrôles, mais il a été
aussi question de l’usage du taser. Si cette info s’avère véridique, il serait indispensable que les éventuels témoins ou la victime elle-même (ainsi que les proches des personnes arrêtées)
prennent contact avec la commission juridique de notre mouvement. Actuellement, un camion de CRS stationne au niveau du PC Sécurité de la fac pour parer à un éventuel retour de nos militants.
Demain la présence de tous ceux qui se veulent objecteurs de conscience est désirée dés les premières heures de la journée.
Première réaction intelligente prise sur lille.indymedia.org/ :
"Il était temps, urgent , qu’une communauté ( comme disait Léo Ferré, la pensée mise en commun est une pensée commune !)universitaire se sente concernée et protégée. Merci
monsieur le président, l’aigle est mort. Au moment où nous cherchions une solution, où nous envisagions de permettre aux étudiants de mener à bien leur mouvement tout en protégeant ceux qui ne
voulaient pas participer au blocage, où nous pensions qu’il était possible de questionner une loi et des pratiques sournoises, l’appel aux forces de l’ordre a été lancé. " Forces de l’ordre" De
quel ordre. De quelle logique, pour quel avenir ? Je suis persuadé que ceux qui ont chassé les étudiants étaient eux-mêmes surpris d’être autorisés à entrer là où ils ne pensaient pas
pouvoir le faire. Comment peut-on renoncer à ses principes, à ses valeurs, comment accepter l’idée d’une matraque face à une opinion ? La loi a dévoilé son essence. Un homme de droite est
de droite. Un homme de gauche va sans doute le devenir. Dans un système qui multiplie les pressions, qui prétend accepter la multiplicité en pratiquant la coupure, nous cherchons à respecter
les uns et les autres. Depuis le début du mouvement les étudiants ont été organisés, conciliants, angoissés à l’idée que la violence puisse entrer dans leur université. Visiblement
l’intelligence cynique des uns a eu raison de l’intelligence généreuse des autres. Je ne comprends toujours pas et je ne comprendrai jamais ce qui pousse des hommes libres à se soumettre. Alors
qu’ils avaient la possibilité de ne pas le faire, sans avoir à monter sur des barricades. Demain j’exercerai mon droit de retrait. Puis je reprendrai mes cours, soucieux de préserver les
chances de chacun. Mais je continuerai à me poser la même question. Je comprends qu’un homme cède devant les pressions, je ne comprends pas qu’il le fasse sans y être contraint."
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