Apparus pour la première fois en 1911 sous cette appellation, les RENSEIGNEMENTS GENERAUX sont aujourd'hui chargés de la recherche et de la centralisation des renseignements destinés à informer le gouvernement ; ils participent à la défense des intérêts fondamentaux de l'Etat et concourent à la mission de sécurité intérieure. La direction centrale des renseignements généraux (DCRG) est également chargée de la surveillance des établissements de jeux et des champs de courses. Les services des renseignements généraux exercent leurs missions sur l'ensemble du territoire national, sous la double autorité des préfets et de la direction générale de la police nationale.
Les trois priorités fixées aux RG par le ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire sont la lutte contre les terrorismes, la lutte contre les violences urbaines et l'économie souterraine et l'anticipation et à la gestion des crises d'ordre public.
Le service prend par ailleurs une part active dans le dispositif d'intelligence économique.
Le travail de renseignement repose sur l'articulation entre milieu ouvert et fermé. En milieu ouvert, les fonctionnaires agissent ès qualité auprès de correspondants libres de leur fournir les renseignements demandés, en fonction notamment de leurs propres impératifs de discrétion. En milieu fermé (hostile et potentiellement violent ou déviant), les recherches reposent sur des sources humaines et sur la mise en place de surveillances, de filatures et d'interceptions de sécurité.
La DCRG emploie quelque 4.100 fonctionnaires de police. La majorité d'entre eux sont affectés en services déconcentrés de province et banlieue parisienne (2.840), le reste se répartissant, à Paris, entre la direction centrale (560) et la direction des renseignements généraux de la Préfecture de police (700).
La DCRG recrute des fonctionnaires issus de tous les corps actifs et administratifs de la police nationale, dès la sortie d'école ou après une première expérience au
sein d'une autre direction. Si les linguistes et les informaticiens sont particulièrement appréciés, les profils recherchés sont très variés, compte tenu de la diversité des missions de la
direction.
On attend d'un fonctionnaire RG qu'il dispose de solides capacités rédactionnelles, d'une bonne culture générale, du sens du contact humain et qu'il sache faire preuve de discrétion. Les activités opérationnelles exigent en outre une très grande disponibilité, de la patience, des capacités d'observation particulières et le sens de l'initiative. Dans les services territoriaux, la polyvalence est privilégiée, et les “spécialistes” sont amenés à prendre part au suivi des manifestations de voie publique et aux services de protection de personnalités.
>> Source du ministère de l'intérieur :
www.interieur.gouv.fr/misill/sections/a_l_interieur/la_police_nationale/organisation/dcrg/dcrg/view
Les RG n'ont pas pour vocation d'intervenir, mais seulement d'observer et de prendre des renseignements, en utilisant si besoin l'image. Ce sont eux qui comptabilisent les manifestants et font des fichiers sur les activistes...
Des infos sur ce très bon site : www.renseignementsgeneraux.net/
Et voici à quoi peut ressembler un mec des RG ou assimilés (informateurs pour le commissariat central) :
...qu'on retrouve bizarrement (n°1) au meeting de N.Sarkozy, avec un collègue et son talkie walkie :
D'autres filment sans s'en cacher :
Tandis que leur chef bien connu se plante carrément au milieu d'une altercation entre manif de droite et manif de gauche, pour prendre la température :
Quand à croire qu'on peut échapper à leurs fichiers lorsqu'on est un activiste, c'est tout simplement faire preuve de naïveté. Ils sont d'ailleurs peut-être déja en train de regarder ce petit article que j'écris...
Il n'y a donc pas à devenir paranoïaques, mais simplement être conscient qu'ils sont partout et que pour se protéger il n'y a pas d'autre solution que de se camoufler entièrement et en permanence. Un vrai résistant, car aujourd'hui il s'agit de résistance à une logique fascisante, se doit de prendre ses précautions. On se doit aussi d'être réfléchi dans ses actes et de ne pas se lancer dans une révolte violente sans avoir la caution d'un nombre conséquent d'activistes soudés derrière soi. La révolution ne se fait pas seule, et surtout pas en brûlant des poubelles ou des voitures de gens comme nous !
Il arrive souvent d'ailleurs que les RG soient de gentils messieurs qui discutent calmement avec tout un chacun. Il ne serait même pas étonnant qu'ils vous disent très sincèrement "je suis un RG".
Allez, bonne parano !
Commentaires Récents